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cinéma

Où va la nuit

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Mariée à un homme brutal qui sort de prison pour avoir provoqué la mort d'une passante un soir d'ivresse, Rose Mayer décide un jour qu'elle n'en peut plus. Elle tue son mari de la même façon qu'il a tué et part à Bruxelles rejoindre un fils qui a quitté le foyer bien des années plus tôt. Pensant trouver une liberté nouvelle dans cette seconde vie, Rose se trouve bientôt confrontée aux conséquences de son geste et doit vivre avec une histoire familiale pas si simpe à effacer qu'elle ne le croit.

Après l'attachant Séraphine, Martin Provost retrouve Yolande Moreau pour un nouveau portrait de femme, beaucoup plus noir cette fois. Si, dans une première partie le film s'avère prenant dans la dépiction presque froidemente naturaliste d'un quotidien intime sans autre issue qu'une violence aveugle ; lorsque Rose prend sa vie en main pour partir à la ville, le récit se fait plus boîteux. Hésitant entre le portrait d'une femme libre mais perdue et le regard sur la manière dont son geste la hante, le film s'empêtre dans cette absence de choix, préférant un récit plus faiblard à une narration plus tranchée. De son fils à un inspecteur tenace mais compréhensif et jusqu'à un journaliste catalyseur d'une douloureuse révélation, Martin Provost filme une impeccable Yolande Moreau, hélas aux prises avec un récit qui glisse du regard intime et sans concession à une série de rebondissements quelque peu convenus et manquant d'audace. Entre le portrait intime, le thriller et la chronique sociale, le film ne choisit pas vraiment, téléscopant les ambiances et les regards dans une seconde partie bien moins tenue. Reste une interprétation enthousiasmante de Yolande Moreau et un fim qui embrasse bien plus de problèmatiques que celle des violences conjugales.

Publié le 06/05/2011 Auteur : Guillaume B.


Mots clés : cinéma